Panama : automne 2010

20 Sep

Tout comme le billet concernant la Papouasie, je vais laisser ce récit tel que je l’avais écrit durant le voyage. J’étais parti au Panama en novembre 2010 pour 5 semaines, la suite ici :

1iere partie

« Saluti! Donc comme promis pour tenir un peu au courant

Je suis arrivé Mardi dernier au Panama je devais retrouver des amis le jour même sur Bocas Del Toro (coin paradisiaque du Panama, un mélange entre Cuba et ses cigares, la Jamaique et ses danses et la République Dominicaine et ses eaux turquoises). Au final je fais un peu ma vie en solo, j’ai squatté dans une auberge vraiment sympa, et de temps en temps je croise mes collègues.
Dans l’auberge belle ambiance, pleins de destins qui se croisent, des gens qui ont tout plaqué et pris leur baluchon et tournent en prenant leurs temps, d’autres cherchent juste du soleil et des vacances, alors que certains reviennent d’Irak et cherchent à se reconvertir dans quelques choses de plus… « humains », bref pleins de chemins, intéressant à écouter, à comparer.


J’ai fait quelques journées de marche sur des plages de rêves désertes à m’acharner à chopper des noix de coco (aahhh délicieuses!), des journées de plongée etc… Nikel!

J’étais venu sur Bocas dans l’idée de « m’acclimater » et pas faire la même erreur qu’en Papouasie, à peine arrivé et déjà en train de crapahuter. Je pensais rester 2/3 jours puis partir dans les montagnes aller sur une montagne du coin, le volcan Baru à plus de 3000m avec une amie. Mais dans le pays il pleut pas mal, coulée de boue etc, que ce soit au nord, au Sud etc… donc aller crapahuter un volcan de plus de 3000m durant la nuit, dans la boue et sous la pluie serait peut être un peu con…
De plus j’ai rencontré quelques locaux ainsi que des gens qui vivent ici depuis plusieurs années et qui essaient de m’aider pour mon projet (le but étant d’apprendre sur la situation des peuples indigènes et leurs savoirs, voir comment ils font pour ne pas trop se faire bouffer par les usines à touristes du coin).
Parmi eux j’ai rencontré une fille qui vit sur un bateau, depuis quelques jours je squatte sur son voilier. J’en profite pour échanger des cours d’espagnol avec elle et je lui apprends à faire des saltos depuis le pont. Elle a ancré son voilier au bord d’une des îles de l’archipel, à 200m des côtes, le soir c’est sublime, les pêcheurs locaux passent en pirogue, couché de soleil sur l’eau transparente, dauphins qui jouent au petit matin, et le tout sur un voilier, que demande le peuple!

Hier deux enfants « Ngobe-Buglé » (natifs du coin) sont venus à ma rencontre et m’ont amener à leur famille (histoire de présenter le gringos qui a des photos étranges de peuples lointains et qui s’intéresse aux tribus). Magique, les petits te prennent par la main, on va traverser la forêt en courant pieds nus, balade autour d’un village pommé avec les maisons sur pilotis en bois rongées par le temps, avec la petite vieille assise à sa fenêtre qui te lâche un énorme smile, rencontre avec les anciens à propos des traditions, du tourisme ici etc…

Du coup le courant passe bien, je vais rester quelques jours en plus sur cet archipel. Pourquoi bouger de suite si le temps est pourri partout dans le pays et en étant pas sur de retrouver de pareilles connexions dans le reste du pays (il y a 7 peuples similaires). Les Ngobes-Buglé m’ont invité à venir sur leur île 2/3 jours pour parler avec les anciens et apprendre plus sur les traditions, notamment la communication entre les îles grâce aux signaux de fumée.

Donc Todo bien, je reste dans le coin quelques jours en plus : « pura vida »

2ième partie

Donc pour ceux qui ont suivi je devais aller dans une famille Ngobe pendant une nuit ou plus avec les anciens. Au final ça s’est pas fait mais je suis pas forcement perdant. Le premier jour j’ai raté le départ du bateau de quelques minutes, le second jour l’indien était pas là, puis pareil 3ieme et 4ieme jour, à chaque fois y avait une merde.

Mais au final je suis resté sur le voilier à kiffer la vie et à tourner sur les îles alentours pour apprendre les rudiments du coin.
Encore vu des dauphins au petit matin, passé une nuit à observer la lune en dormant sur le pont du bateau en se faisant bercer par les vagues et à refaire le Monde jusqu’à point d’heure.

A force c’était sympa les gens me connaissaient, les petits se moquaient de moi a cause des piqures de sorte de moustiques (chitras) que j’avais sur les jambes, les vieux m’offraient des noix de cocos ou des ananas (à chialer tellement ils sont bons!), j’alternais entre balades dans les villages voisins à jouer avec les petits, journée de marche pieds nus sur quelques îles, baignades sur des plages désertes, et à « dompter » la ville sur l’île principale et ses rudiments, connaitre les trucs locaux. L’un des trucs qui me fait marrer par ex c’est « rastaburger ». Au lieu de payer des burgers ou je sais pas quoi à 6/7$ dans les restos pour « gringos », y a un type qui ressemble à Bob Marley qui passe sa journée à tourner en vélo sur l’île principale, lorsque tu le vois hop tu siffles un coup, tu lui dis que tu veux un rasta burger, il te donne rdv 15mn plus tard et revient avec des burgers tout chaud fait par sa môman (« c’est mignoooooon! ») et vendu à 1,50$ siouplais.

Je suis donc resté sur le voilier jusqu’à dimanche dernier (au final je serais resté près de 15 jours dans le coin!), terriblement fan de ce mode de vie, à se faire bercer par les vagues, pas de voisins pour te faire chier, nikel! Au moins maintenant je confirme, je sais ce que je veux! Mais bon le paradis c’est bien mais fallait penser à bouger aussi voir le reste du Panama non? La mexicaine devait rentrer depuis plusieurs jours au Mexique pour quelques semaines pour voir sa famille pour Noël et moi à chaque fois je disais que je partais le lendemain mais aucun de nous deux arrivaient à se décider. Donc au final on s’était fixé comme ultimatum dimanche pour partir ensemble sur la terre ferme. La veille du départ belle fiesta avec les amis puis dimanche matin à l’aube on nettoie le bateau et direction Almirante, la mexicaine tourne à droite direction le Costa Rica, et moi à Gauche direction les montagnes. Muchas gracias c’était parfait!

Donc je savais pas trop où je voulais aller j’hésitais entre plusieurs ville (David, Boquete, Santiago, Las Palmas etc…) et au final me voilà à Santa Fé (Nord de Santiago), petite ville paisible dans les montagnes, des cascades aux eaux limpides, plus de poules et de vaches que d’habitants. Je suis arrivé ici histoire de changer un peu d’atmosphère, troquer les bateaux contre les chevaux, les noix de coco contre les plantations de café. Mais quoiqu’il en soit les gens restent toujours aussi souriant. Affolant car malgré tout le pays est extrêmement pauvre, 1/3 de la population vit avec moins de 1$ par jour, c’était le cas par ex dans le village ou j’allais jouer avec les petits à Bocas : imaginez une baraque en bois trempé, grande comme un cabanon de jardin, sans fenêtre, sans électricité, sans eau et le tout à 8 là dedans (6 enfants). Ca fout quelques tartes…

Ici c’est la même je connais rien encore de ce coin mais en venant sur la route on aperçoit des cahutes tordues mélangeant tôles percées et feuilles de palmiers, mais quoiqu’il en soit les gosses te saluent tous, les gens toujours là pour échanger quelques mots, t’aider à t’orienter, et ne demandent rien en retour : leçon de vie made in Panama. Bam!

3ième partie

Santa Fé et ses plantations de café… mais le soucis, sous la pluie! Donc au final je suis resté qu’une journée ici, j’ai profité d’une bonne baignade dans une rivière et quelques ballades autour du « village ». La nourriture était loin d’être délicieuse mais c’était fun, t’as le choix entre poulet au riz, riz au poulet, ou des pains de mais accompagné de… poulet ou de riz, y compris pour le petit dej!

Donc au final (car j’étais venu à Santa Fé pour cela : profiter des cascades), j’ai pris la route de « El Valle de Anton » (qui en possède également de nombreuses). Une belle petite ville pleine de charme mais plus touristique, construite dans le cratère d’un volcan (cratère de 5km de diamètre!), entourée par la forêt et ici me voilà comblé. Plusieurs cascades, des fleurs splendides, des oiseaux de toutes les couleurs, dans tout les coins (bon pas encore vu de Toucan par contre!). Ce coin est sublime (y compris sous la pluie), le deuxième jour en effet on est allé avec les gens de l’auberge dans un spa naturel, parfait. Mais ensuite grosse pluie, inondation, idem pour le jour suivant. A force on a prit l’habitude d’être trempé jusqu’aux os, et on tournait autour de la ville en « carcasses de vélos »… le mien était trop petit (pour moi? Oui oui c’est possible!), sans freins, une roue voilée et les deux pneus dégonflés : easy! Mais de bons délires ici, des cascades magnifiques et la forêt a un charme fou, presque un côté « mystique ».

Ne voulant pas passer mes journées à attendre le beau temps, je préfère le chercher et continuer de rouler en bus quand le temps est pourri, donc on descend vers le Sud je m’approche tout doucement a nouveau de la côte des caraïbes mais avant petit passage par la capitale : Panama city.

Horrible, l’une des villes les plus moches que j’ai jamais vu (après Agadir peut être…) Des buildings de partout en construction, côtoyant les habitats des quartiers pauvres. Les seuls quartiers à touristes sentent le faux, tout est beau, tout est propre, plein de policiers, et des que tu essaies (souvent sans le faire exprès) de t’aventurer au pif, les gens te conseillent de prendre un autre chemin.

Demain matin à l’aube, direction à nouveau les Caraibes et la playa, petit tour en Jeep pour passer de l’autre côté du pays et je serais à San Blas. Archipel paradisiaque avec plus d’îles désertes que de jours durant l’année. Là bas on y retrouve le peuple « Kuna Yala » des San Blas. Les femmes ont un côté mystique, un anneau d’or dans le nez pour se rappeler une alliance avec les pirates dans le passé, des bracelets jusqu’au coudes et des tissus colorés. Je vais là bas pour voir comment ils gèrent leur territoire (territoire indigène autonome par rapport au pays) car il semble que malgré l’afflux de touristes ils parviennent à arriver à maintenir une partie de leurs traditions… Reste à savoir maintenant si c’est pas plus du marketing qu’une réelle lutte pour préserver leur culture… Tout est là!
J’ai peur d’être déçu mais je le saurais qu’en y allant, dans le pire des cas, j’aurais toujours les pieds dans l’eau sur l’ancien territoire des pirates : Jack Sparrow est un rigolo!

4ième partie

Les San Blas : une archipel des caraïbes (de plus de 400 îles) souvent comparée à l’idéal de beaucoup, au paradis perdu, les plus belles îles du Monde selon certains… Ces terres appartiennent au peuple Kuna.
Les Kunas font rêver grâce à leur passé, à leur histoire, d’abord chassé des terres colombiennes et de la jungle du Darien par d’autres tribus, ils se sont installés sur ces îles il y a quelques centaines d’années. Puis ils se sont alliés aux Pirates et corsaires lors de nombreuses batailles pour repousser la conquête espagnole et depuis ce territoire leur appartient et ils possèdent une certaine autonomie face au gouvernement Panaméen. Ils sont une sorte de nation dans une nation qui a lutté durant des siècles pour préserver leurs terres et préserver leur culture et leur tradition.

Aujourd’hui les Kunas sont respectés, grâce à leurs efforts tenaces, il semblerait qu’ils soient parvenu à préserver leur identité et leur mode de vie.
La culture Kuna est basée sur 3 choses : Dieu (Paba Tummat et la grande Mère Nan Tummat), la Nature, et le cosmos. Ils se sentent intimement lié à la nature et possèdent une culture orale remplie de chants, d’hymnes et de prières racontant la beauté majestueuse du vent, de la terre et de la mer. Pour les Kunas, les Hommes et la nature ne font qu’un, font parti de la même entité et c’est pourquoi une vie saine dépend notamment de sa façon de se comporter envers la nature du jour de sa naissance, jusqu’à sa mort. Les Kunas aiment et respectent la nature et estiment que le vrai bonheur ne peut être atteint qu’à travers elle.

Les femmes Kunas sont vêtus de Molas (tissus colorés) de bracelets décorant leurs avant bras et leurs jambes ainsi que d’un anneau d’or dans le nez en mémoire des alliances dans le passé avec les pirates… Chaque couleurs et motifs de ces bouts de tissus et bracelets possèdent une signification liée à Dieu, la Nature et au cosmos.

Ca fait rêver hein?
Désolé mais je crois bien que ce paradis n’existe plus… Enfin certes, les plages de sable blanc, les eaux turquoises et les cocotiers sont toujours là (ce qui pourrait être un paradis pour quelques uns…) mais la culture Kuna est en train de mourir, encore une victime des méfaits de la mondialisation.

Ce serait trop long à tout détailler mais en gros lors de mon arrivée sur les côtes des San Blas, j’ai filé sur une île pas trop loin pour comprendre un peu le fonctionnement et essayer de me faire des contacts. Ca semblait bien démarrer, rencontre avec le Saila (chef de l’île) rencontre avec quelques personnes qui commencent à parler des chamans, de médecine traditionnelle, de l’artisanat, des danses Kunas etc, ça semblait bien parti en à peine quelques heures… Puis petit a petit on commence à te demander de l’argent pour ci, pour ça, à te mentir, pour tout… Déçu, je récupère le sac et direction une autre île à 40mn de bateau (ou plutôt barque à moteur!), le bordel bouge dans tout les sens, j’ai bu la tasse une dizaine de fois (oui c’est possible de boire la tasse SUR un bateau!), en chemin pleins d’îles splendides, désertes, parfois que deux maisons et trois cocotiers sur un bout de terre…
Arrivé sur l’autre île (plus touristique), c’est un drôle mélange de touristes qui font bronzette en buvant la bière locale et de Kunas. Le temps de poser son sac et de faire le tour de l’île (pas bien grande, une quarantaine d’habitants et tu fais le tour en 10mn) et nouvelle déception. Les moindre regards que tu essaies d’échanger avec les enfants, les anciens et on te demande de l’argent, on t’invite à acheter, à faire une photo… A consommer la culture Kuna!

L’échange humain est juste impossible, impossible de converser, d’échanger… Ce serait trop long à tout expliquer, à raconter toutes les anecdotes qui font que ça a merdé. Mais le pire c’est que même les Kunas (certains en tout cas) en sont conscients.
Lors d’une soirée un italien qui parlait mieux espagnol que moi et qui semblait aussi perplexe quand à la culture Kuna commence à titiller un des membres du conseil pour savoir ce qu’il pense de la culture Kuna ; en gros pour lui la culture Kuna est morte il y a une dizaine d’années, ce qui est bizarre c’est qu’il te dit qu’il regrette cela en ayant une montre en or au poignet…

Autre truc bizarre par exemple, pourquoi seulement les femmes portent les tenues traditionnelles quand les hommes eux sont habillés en Nike? Ne serait-ce pas un outil marketing pour appâter les touristes qui recherchent leur carte postale de rêve plus qu’une réelle tradition?
Bizarre également, pourquoi les îles soit disant les plus traditionnelles sont toutes en face des îles à touristes? Comment deux mondes si différents pourraient cohabiter ainsi? Ne serait-ce pas plutôt une sorte de zoo à ciel ouvert, à porté de mains des touristes permettant de combiner confort moderne et excursion auprès des pseudo « sauvages »?

Bref cet archipel est pour moi bien plus proche de l’enfer que du paradis… Les Kunas ne sont maintenant plus que des gérants d’hôtel, des commerciaux, ils ont cessé d’exister en tant que Kuna et comme la majorité ont rejoint les rangs de l’existence à travers la possession.… Une nouvelle fois la civilisation de « l’avoir » à pris le pas sur la civilisation de l’être… Et on appelle ça le progrès?

L’autre façade des plages de rêve :

Au final, je pense même que sur le plan culturel j’aurais été plus satisfait en faisant un tour en Bretagne ou en Corse plutôt que sur cet archipel! J’ai ptet même plus de respect pour un trader que pour les pseudos Saila qui régissent ces îles en vendant leurs âmes et l’histoire de leurs ancêtres… Je suis resté que 3 jours sur l’archipel, exaspéré et blasé par cela je suis parti pour revenir à Panama city. Ainsi je me conserve quelques journées en plus avant de rentrer en France. Je me suis posé 2/3 jours à Panama le temps de voir un peu les alentours (Train entre Panama et Colon, le Canal, le bastion de Portobello) et le temps de laissé passer la pluie (les restes d’une tempête du Venezuela parait il).

Désormais pour finir le trip et après avoir bien tourné aux alentours de Bocas Del Toro et de ses eaux chaudes, les montagnes de Santa Fé et ses plantations de café, et Le Valle et ses cascades, je vais finir mon voyage en prenant plus de temps pour le Darien (jungle à la frontière Panama/Colombie)
Ici se trouve deux peuples, les Embera et les Wounaan. Idem, ils existent 3 villes à touristes ici pour faire ton excursion digne d’un zoo et prendre en photo les descendant des « sauvages » qui font rêver les meutes à touriste. Mais la situation étant plus complexe ici (Déforestation, mine d’or, farcs, Darien Gap) des que tu sors un peu des sentiers battus la culture (Embera notamment) reste forte parait-il et la forêt est décrite comme l’une des plus magnifiques au Monde (fleurs, oiseaux, singes, crocodiles). Plus qu’à croiser les doigts pour pas trouver de Mc Do là bas! 😉

5ième et dernière partie

Après toute cette flotte, j’ai essayé pendant 4/5 jours d’attendre en ville que la pluie s’arrête.
Mais nada, inondation et tout le toutim. J’ai quand même voulu tenter de prendre la route en espérant que la pluie cesse un jour. Debout à 4h du mat pour prendre le bus mais… Bim! La seule route pour aller à Yaviza (l’entrée de la jungle) est pétée… et lorsque la pluie s’arrêtera il faudra plusieurs jours pour reconstruire le bordel.
Donc point de jungle, point de boue, point de toucan, point d’Embera…

L’idée était d’aller dans la jungle du Darien (frontière Panama/Colombie) afin d’essayer de rencontrer des représentants des peuples Embera et/ou Wounaan. 10 heures de bus pour arriver à Yaviza et à partir d’ici j’aurais crapahuté pour aller dans un village. Yaviza est un drôle d’endroit, unique au Monde où j’étais pressé d’aller… Une sorte de ville typée un peu Western abandonné, ou village modernisé sans succès…
Yaviza pour simplifier l’explication : c’est le début de la fin. En effet il existe une route (l’interaméricaine qui traverse le continent américain depuis l’Alaska jusqu’à Buenos Aires en Argentine), cette route pourrait être un énorme outil économique si elle était complète, beaucoup en rêves mais… il y a un morceau manquant! Le Darien Gap.

Un trou de 150 km de large où la nature est encore reine. Lieu complexe entouré de déforestations, mine d’or, acculturation des indiens, Farcs/Guerilleros de Colombie etc… Mais aussi lieu magnifique où il est possible d’observer des oiseaux rares, des singes, des arbres, une faune et une flore encore intouchées.

Je souhaitais rencontrer ces deux peuples pour comprendre à quels problèmes ils sont confrontés. Car la situation est vraiment bizarre pour eux… Si ce morceau de route se faisait, les indiens et leur culture se verraient rapidement métamorphosés (et ptet pas pour le mieux). Mais cette route ne peut pas se faire car le sud de la fôret est encore trop dangereuse (Farcs de Colombie). Il semblerait donc que les indiens doivent leur sursi aux Farcs?
Mais dans le même temps, lorsque les Farcs se prennent une rouste par l’armée Colombienne, ils « envahissent » les villages indiens quelques semaines pour se réfugier et les virent de chez eux de manière violente (vols, viols, pillages etc)…

Mais au final… Impossible d’y aller! Donc je m’étais fait à l’idée de rester bloqué à Panama city jusqu’à la fin de mon séjour. J’ai contacté quelques écoles et fondations en lien avec les bidonvilles (quitte à rester ici, autant faire quelque chose d’utile non?) mais pas de bol… Toutes sont fermées à cause de… La pluie!
Arf! Donc ne souhaitant pas rester là à rien faire, la vie est trop courte pour s’ennuyer, lancer de pièce, pile ou face : Bam! Changement de programme, changement de billets, choc thermique (+20° : -20° dans la tronche) et me vlà depuis ce matin à : Montreal! (On est pas à 4000km près bordel!)
J’ai de la famille ici donc je me suis dit que pendant que j’étais sur le même continent je pouvais passer faire une surprise! Je vais rester ici une tite semaine, avant de rentrer en Europe. Fin de l’aventure, on range les palmes, on enfile les boots!

Muchas Gracias Panama, bien le bonjour du Canada et joyeux Noël!

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