(Re)prendre la route…

5 Nov

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Étrange ce rapport que beaucoup de personnes ont avec la société d’aujourd’hui. Jeunes ou moins jeunes, on ne se reconnait plus trop dans ce Monde. On déploie notre envie de voler vers une vie plus saine, d’être en accord avec nos convictions, de changer les choses ! Mais nos principes battent de l’aile… L’oiseau est en cage et on se cogne toujours aux mêmes barreaux, “impossible de changer le monde”…
On nous le répète sans cesse : “Qu’est-ce qu’on peut y faire…”

Un peu comme un oiseau sans patte, on a donc du mal à atterrir, du mal à se poser… Durant ces mois de retour à “la maison” je l’ai recroisé des les premières semaines… Celle qui m’avait fuir il y a quatre ans.
Elle n’a pas changé. Elle vit figée, coincée dans ses principes sans éthiques : to buy or not to be. Le genre à se montrer pour s’aimer, se dandine devant des vitrines avec des sacs pleins quand des estomacs sont vides.
Difficile de ne pas la voir! De l’or au cou, elle scintille plus qu’une étoile filante avant le crash (et c’est bien de crash dont il est question). Celle qui fait que les gens s’emballent pour le cul d’une pseudo “people” en plein “buzz”. Les yeux verts couleur dollar, un visage lifté couleur douleur, du botox plein les lèvres pour mieux se mentir, et sur ses épaules de la fourrure, peu étonnant pour une prédatrice…
Sans expression, sans sentiments : portrait d’une époque en toc.

“Le monde moderne ressemble à son époque. En toc, botoxé, sans ride et sans expression. La cerise sur le gateau à un gout de plastique”. – Sylvain Tesson

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C’est une société/mode de vie que l’on ne comprend plus et de laquelle on aimerait parvenir à se détourner. Mais plus on tentera d’ignorer nos réflexions, de fermer les yeux, plus elles nous rattraperont de façon violente, et plus le masque devra être consolidé. Il faut leur faire face !
En prenant le temps d’y penser, on constate vite que ce “progrès” ne nous a jamais offert la possibilité d’améliorer notre “confort” de vie sans nuire à notre prochain.
Cela ne peut donc être considéré comme un progrès non ?

Penser ? Nous n’avons plus temps ! Plus l’envie !
On se nourrit par le fait divers (péplum d’antan) par des peoples, des buzz sans même voir que l’échec se solde là. Le virtuel devient réalité et la starification de notre société maltraite le monde à la mode de chez eux.
La mode en devient presque une religion d’ailleurs. Beaucoup d’appelés peu d’élus chez les fashions, victimes de leur époque. Des victimes? 
Oui oui! Des chinois de 12 ans sous silicoses pour que nos jeans soit “in”, des tibétains sous ecchymoses pour que nos démocraties signent des contrats. Le triste exemple d’un génocide dépassant l’holocauste passé sous silence au Congo  (6 millions de morts depuis 1996).
Trop de bouches que l’on bâillonne. 
Oui, la mode a ses victimes…
Mais… “qu’est ce qu’on peut y faire?”

« Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir » – Simone de Beauvoir

“La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement les esclaves auraient l’amour de leur servitude” – Aldous Huxley (Le meilleur des mondes)

Je crois que c’est à cause de cette sensation étrange de “confort douloureux” que certains parmi nous ressentent ce sentiment inavouable, une sorte d’épicentre émotionnel qui te déplace les côtes…
Ne vivant pas en accord avec mes pensées, j’ai toujours comme l’impression de ne pas être à ma place “chez moi” ou que chez moi c’est la route (une maison n’est pas forcément quatre murs mais un lieu où l’on se sent bien non ?). J’ai ainsi saisi que le Voyage, c’est ce qui m’aide à dissiper mon nuage, à affronter mes questions, à vivre plus simplement pour parvenir à faire sauter ces barreaux, rencontrer, apprendre, partager et tenter d’agir à mon échelle aux côtés de ces rencontres.

Cinéma itinérant avec le Collectif OPLA (Burkina Faso – 2013)

Grève de la faim d’Alejandro (Colombie – 2012)

Il n’y a donc que sur la route où ça marche (Me concernant ! Mais il existe certainement une multitude d’autres façons de voyager avec sincérité : en éduquant une famille avec des valeurs nobles, en s’impliquant dans la vie de son quartier, en méditant, en créant etc… ). Car oui le Voyage n’est pas une parenthèse fun qu’on s’octroierait quelques semaines par an à l’étranger, mais bel et bien un mode de vie à part entière destiné à la rencontre.
J’ai longtemps eu honte de ça quand on me posait la question “pourquoi voyages-tu ainsi?”, je répondais que c’était simplement pour réfléchir, voir, apprendre. Car un peu honteux d’avouer que c’était aussi pour fuir, assumer un autre mode de vie (qui parait-il est inconcevable).


Durant ces mois à observer cette déesse aux yeux verts se dandiner entre miroir et vitrine, ça m’a conforté dans ce sentiment : d’autres chemins sont possibles!
Pourquoi la route alors ? Oui pour fuir, je le reconnais.
Une nouvelle fois, certains parviennent à Voyager autrement (une forme de sagesse je suppose), pour le moment la route est la seule manière qui fonctionne pour moi. La fuite par la route!
Lâche ? Peut être…
Mais en y pensant il y a aussi quelque chose de beau dans la fuite. C’est le refus du combat. A ne pas confondre avec la non-action, au contraire! C’est l’éloge de la non-violence active. La fuite, c’est résister par l’évasion.
S’évader à pas de tortue à vitesse petit V, d’un monde qui va trop vite et impose ses choix par la violence façon TGV.

IMG_4367On the Road – Arizona 2010



Si je devais tenter de résumer cette idée, c’est comme si nous vivions tous dans un train “un tramway nommé désastre”. Notre société en serait la locomotive. Elle impose son mode de vie, sa destination, sa vitesse.
Tous suivons le rythme imposé et sommes assis plus ou moins confortablement dans les wagons.

On ne sait pas trop où l’on va (dans le mur?). On refuse de regarder par les fenêtres ce qui se passe (réalités parfois trop difficiles à affronter – exemple du génocide au Congo). Et pour ceux qui osent soulever les rideaux, on les laissent vite retomber. Toujours ce même sentiment d’impuissance “qu’est-ce qu’on peut y faire”
Ils tentent de changer de direction mais impossible la locomotive appelée « société » fait le boulot et détruit tout sur son passage ! Beaucoup de personnes manifestent, on s’égosille à crier qu’on va dans le mur ! Mais le traintrain continue…
La routine s’installe, ces rideaux enveloppent nos principes et après tout faut le reconnaitre que si on peut rien y faire : ici ça a au moins le mérite d’être confortable.

Alors on s’entasse au wagonbar… On ferme les yeux sur nos convictions pour partager des plaisirs futiles. On consomme pour se divertir et se remplir de vide (kate accouche, telle équipe de foot gagne, tel pantin en plein clash, nouveau smartphone à la mode, hey regarde mon “tour du monde”, mes exploits et tout le tralala).
Toujours le même problème d’égo, toujours la même peur du changement.

“Les gens veulent tout changer et, en même temps, souhaitent que tout continue uniformément” – Paulo Coelho

425673_377758112240601_376701613_nEmporter par la rame dans ce confort un peu flou, si proche les uns des autres on se côtoie sans se connaitre. On se croise sans vraiment se parler, on se toise sans se regarder…
On s’isole sous des masques et il est donc peu étonnant que tant de conflits se créent par manque de communication et de sincérité. A quelques sièges de moi il y a par exemple cette nana qui a pris soin de poser son sac sur le siège la séparant de l’allée. Toujours dans la même idée de renforcer sa bulle. Elle écoute la même musique plusieurs fois de suite, la routine encore et toujours… Car c’est parfois rassurant de savoir ce qui viendra après. Un peu plus loin ce jeune gars qui parle à personne. Il a fait tout le wagon pour trouver une place qui allait dans le sens du train. De peur de voir le monde autrement certainement.

Le traintrain continue, et je me rends compte que ça commence à faire un moment que je suis installé dans ce wagon (j’y cogite depuis 4 ans!)… Mais attention à force de trop se questionner on ne répond plus! Toute la vie est question. Mais pour avancer il faut aussi faire des choix et donc donner des réponses, croire en ce à quoi vous pensez et tenter, quitte à se planter!
A force de cogiter ainsi on risquerait de tomber dans le même piège “le traintrain”, de s’installer dans ses pensées de façon confortable et de ne pas agir en adéquation avec ses convictions. Il est évident qu’à trop se creuser la tête on finira par y enterrer ses idées, on n’agira jamais… La théorie ne fera pas l’Homme s’il est vide en pratique !

« Parler ne fait pas cuire le riz” – Proverbe chinois

J’ai remarqué durant ces mois que c’est d’ailleurs beaucoup le cas dans le “milieu du voyage” (ça me rappelle tristement celui du snowboard) tout un buisness fleurissant où on trouve une multitude de blogs sponsorisés (les putes à clics comme les appelle Beigbeder). Des voyageurs cherchant à rentabiliser leurs “exploits” qui donnent des conseils de voyages, les choses à faire, le top 5, la bucket-list, bref tout sauf du voyage! Beaucoup parmi eux pensent qu’un voyage réussi serait un déplacement économiquement viable, qu’il suffirait même de s’acheter un billet d’avion et un sac à dos pour “partir”…

Il me semble triste de considérer le Voyage ainsi… Il mourrait sur place de se faire traiter en marchandise. Ces voyageurs professionnels masquent leurs convictions et leurs craintes à des fins rentables. Ils se recherchent dans la reconnaissance des autres et ne prennent plus la route pour sa beauté, mais cherchent la gloire et alimentent leur quotidien avec cette fichue soif de “percer”.  A suivre cette voie il est certain que l’âme de notre voyage en finira déshydratée.
Le voyage se suffit à lui-même.

« Le temps libre est bel et bien transformé en temps économique, il n’est plus consacré à la méditation, à l’épanouissement de l’esprit, au fait de se retrouver soi-même. Une vie de labeur ponctuée de quelques pauses pour faire des glissades sur la neige ou quelques bains de mer. Les vacances comme parenthèses dans un temps de travail parfois excessif sont-elles suffisantes pour régénérer notre être profond? » – Pierre Rahbi

Afin de ne pas finir comme ces gens qui “voyagent” car ils ont envie “de vivre dans une carte postale » pour mieux conter leurs exploits, qui se déplacent au bout du monde sans voyager (en font le tour même! Quel orgueil! Le peut-on? Vraiment!?), je pense qu’il ne faut pas juste changer de wagon (de lieux) car le chemin restera le même…
C’est le mode de vie qui est à changer, c’est la Vie elle-même qui est le Voyage! C’est pour ça que ça ne se compte pas en kilomètres, en pays, et en cases cochées…

Je crois d’ailleurs avoir saisi qu’il faudrait aborder la Vie un peu comme certains abordent les religions. Ne pas chercher à « convertir », à crier que le train va dans le mur. Mais simplement croire en elle, vivre en accord avec son cœur. 
Et si le chemin que nous prenons est beau nous donnerons peut-être envie à d’autres de sauter du train à leur façon.

« Le Bonheur est un don que l’on fait aux autres car on leur montre ainsi que c’est possible » – Le 14 ème Dalaï Lama

IMG_7272-4Sourires du Panama – 2010

Il n’y a pas de façon vivre idéale, aucune n’est parfaite! Nous avons tous des espoirs et des doutes qui façonnent nos quotidiens, construits par nos vécus. A nous donc de parvenir à vivre avec le mode de vie qui nous convient tout en étant le moins néfaste et passif possible. En cessant de se mentir, en ouvrant les yeux, et en décrochant de nos dépendances.
Tout faire pour résister à « l’enlisement et à l’indifférence » comme le disait Jacques Brel (voir ici extrait de son interview).

Alors faut être réaliste! Bien sur le monde ne changera pas – en bien je veux dire… Faut pas se mentir!
Le Père Noël bosse pour Coca, les peoples et leurs formes siliconées masquent des famines, et des génocides se créent sur les yachts de nos pseudos démocraties en quête d’un triple A…
Rien ne changerAAA.
Mais face à ces maux on ne peut pas juste tirer le rideau et hausser les épaules en se répétant “qu’est-ce qu’on peut y faire?” Combien de dommages ont déjà fait nos œillères?

« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles » – Max Frisch

Ce qu’on peut faire?
 A défaut de ne pouvoir changer le Monde, peut-être peut on éviter que le Monde ne nous change?
Ne pas laisser ses convictions se perdre dans l’illusion et la consommation, garder les yeux ouverts face à la réalité (même lorsqu’elle est difficile et inconfortable) et tenter de lutter avec son cœur.

Mieux encore! TU peux changer TON monde, être plus en accord avec TES convictions, plus sincère, travailler dessus une par une. On ne sera jamais parfait et encore heureux la perfection serait d’une tristesse… Il n’y a qu’à comparer un de ces visages lifté et celui d’un marin ridé et cramé par le soleil. Je préférerai mille fois plus les imperfections du second. Il aura forcément un truc dans le regard qui te donnera envie d’être imparfait à sa manière.
C’est ce qui se passe quand on sort de son trou qu’on affronte la vie. On prend des coups, des rides, des tartes, mais c’est aussi ce qui donne l’étincelle qui manque dans bien des yeux aujourd’hui.
Le Voyage est synonyme de Vie, car il l’entretient.
Il attise sa flamme.

IMG_9459Bonheur simple – Burkina Faso 2013

C’est l’allégorie de la caverne face à l’allégorie de la grenouille. Depuis notre naissance on nous dit qu’il est impossible de vivre autrement, qu’en dehors de cette grotte obscure la vie est dangereuse.
Alors on finit par y croire…
On préfère rester au chaud dans sa bulle et dans son confort, même si le quotidien est sombre. Comme la grenouille, on prend nos aises dans un monde en ébullition sans se rendre compte qu’il finira par nous tuer à petit feu.

Aujourd’hui j’en suis là. Après quatre ans à m’interroger, sans m’expliquer pourquoi, j’ai un peu peur. Mais l’envie de sauter du train et d’assumer cette “fuite » se fait de plus en plus forte. Ne pas seulement défendre une idée sur le papier, mais apprendre à en faire une réalité.
L’Homme descend du songe certes! Mais l’Homme n’est pas seulement ce qu’il pense.
J’ai ainsi saisi que créer le monde que l’on désire pouvait être un mode d’action bien plus subtil, mais bien plus puissant, que lutter contre celui dont on ne veut plus.
C’est la nuance entre sécher une larme et offrir un sourire. 😉

Je suis persuadé qu’en dehors de ce sentier tracé par ce qu’on appelle “le progrès”, il y a une infinité de mondes autour de nous où beaucoup de choses sont possibles. Une multitude de manières de Voyager/Vivre/Voguer/Aimer. Ce qu’il y a de sur c’est qu’on ne peut plus fermer les yeux face aux problèmes, nous devons nous sentir préoccupés par ce qu’il se passe, si ce n’est même pas par amour, au minimum en tant qu’être vivant.
Rien que ça… le respect de la Vie!

IMG_0811Dame Nature amoureuse – Bénin 2013

J’ai peur bien sur! Mais je préfère tenter de passer par la porte, d’aller là où il ne faut pas, sortir de la caverne de Platon! Aller là où c’est tordu, là où ça pue, là où on risque de s’égratigner les genoux, et certainement de se fouler le cerveau sur bien des questions.
Beaucoup ont déjà eu l’audace de sauter et d’être fidèle à leurs cœurs. Parmi eux certains se sont fait mal mais se sont relevés. Ils sauront transmettre leurs expériences. Car si tu réussis tu pourras éclairer le chemin aux autres, et si tu échoues tu pourras certainement les conseiller sur tes erreurs. Je suppose que c’est d’ailleurs ça qui est beau quand on saute du train, ce sentiment que rien n’ai jamais acquis. A l’opposé de notre façon de penser actuelle, où il faut acquérir et cocher ses cases pour se sentir en sécurité.

Sauter pour apprendre à ne plus se contenter de vivre dans ce confort sombre, de se mentir, de s’enliser, mais au contraire! Partager avec ceux qui ne se reconnaissent plus dans cette “société” des chemins sincères. Croire en nos convictions et savourer ensemble ces moments remplis de bonheurs simples : l’or du commun.

On cesse de se mentir, on ne ferme plus les yeux face au vide.
Mais on les ouvre, on respire…

…
et on saute du train!

“YYYiiihhhhhHHHHHhhaaaAAAAA!”

« Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche » – M. Audiar

« Dans 20 ans, vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors larguez les amarres. Mettez les voiles et sortez du port ô combien sécurisant.
Explorez. Rêvez. Découvrez. » – Mark Twain

Clément 🙂

(Au moment où vous lisez ces lignes, j’ai repris la route, direction l’Espagne pour commencer. L’idée serait d’entamer de façon plus concrète un projet dédié à ces gens qui vivent les ailes déployés, à ces rencontres qui peuvent nous bouleverser et nous transformer (et construire par leur biais une sorte d’université populaire dédiée aux savoirs autochtones). Un projet que je teste et auquel je pense depuis bientôt quatre ans : “Vies de Quetzal”.

Après l’Espagne donc?
Pas de destination en tête, se laisser porter par les vents, regarder le train filer à toute vitesse et prendre mon temps auprès de ces gens pour mieux apprendre, partager et tenter à leurs côtés. Durant un peu plus de quatre ans le voyage a été pour moi une manière de m’accomplir, j’aimerais qu’il soit aujourd’hui une manière pour moi d’agir.
Concernant ce blog j’aimerais écrire comme je suis parti, sans trop savoir où cela mènera.
(Mais promis je vais tenter de faire des articles plus courts ^^)

Bien sur, tout reste encore à faire. Après avoir sauté en regardant derrière soit, on se rendrait compte de l’être qu’on était, on aurait presque honte… Mais le piège serait de tomber dans son orgueil (il se glisse souvent rapidement dans le sac – souvenir d’une vautre en parapente ^^) et de croire que le chemin est fini. Si devant nous le chemin n’était pas masqué par notre égo, on verrait certainement des personnes ayant avancé plus loin, nous invitant à rester humble. Je suppose que l’humilité se cultive durant tout le chemin, toute la Vie. Bien peu de vertus nous permettent de progresser aussi bien qu’elle je pense, parce qu’elle est la seule qui nous permettra de rester un débutant toute notre vie (cet enfant curieux que j’évoque souvent).

Quelque soit le Voyage que vous entreprenez –> Bon vent à tous! 😉
Merci aux copains plus que présent durant l’été!

Quelques conseils de lecture en lien avec ces réflexions si jamais :
-L’ami Julien Masson et son article : Eloge du risque (nécessaire) qui vous donnera peut-être envie de sauter du train.
Eloge du voyage désorganisé, un livre de Franck Michel (de sacrés belles réflexions). ici un extrait
Vers la sobriété heureuse de Pierre Rahbi
-ou encore la sublime lettre d’Adieu de Gabriel García Márquez

Et pour finir un sublime documentaire « Bande Originale d’une révolution«  (visible gratuitement) montrant la force de la non-violence active. Le chant fut le pilier souvent méconnu du mouvement des droits civiques aux USA. Face aux exactions de la population et à la répression des autorités dans les villes ségrégationnistes, les activistes du mouvement opposèrent en musique une résistance pacifique. « On peut enfermer le chanteur, pas la chanson ».

IMG_0118Enfant curieux – Burkina Faso 2013

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7 Réponses to “(Re)prendre la route…”

  1. julienpartage 5 novembre 2013 à 17 h 07 min #

    En tous cas on aura passé un bon moment de réflexions ces derniers temps! et ce n’est certainement pas fini. Ici ou Ailleurs, on est toujours sur la route. Le voyage n’est ni une durée ni une distance, mais un état d’esprit. Celui d’être ouvert à l’Autre, au Monde, à la Vie! Allez l’Quetzal bon vol et à très vite 🙂

  2. Anita 25 novembre 2013 à 21 h 42 min #

    Grosse lecture, un paquet de trucs qui virevoltent en tous sens, mais toujours des trésors à dénicher dans tes billets Ticlem. Cette fois j’adore cette petite phrase : « Alors on s’installe au wagon bar ». Je la garde en tete précieusement… Merci !

  3. Anita 25 novembre 2013 à 21 h 45 min #

    « La fuite est le nom que les gens ensablés dans les fondrières de l’habitude donnent à l’élan vital » S.Tesson

  4. Sarah 12 janvier 2014 à 2 h 07 min #

    J’en ai les larmes aux yeux … Sincèrement, j’ai craqué, tout simplement. Un trop plein de vérité, comme si je me regardais dans le miroir et que je me disais « oui c’est donc ça » à travers ton texte. La photo du viel homme au Burkina, m’a boulversé. Ce que peut provoquer une photo est incroyable. J’ai pas les mots, mais l’émotion est telle que j’en ai les larmes aux yeux.

    Je t’avais déjà laisser un commentaire en septembre sur un des tes articles, car ta manière d’écrire et si vraie, si brute, si belle. Emprunte d’un constat et d’une bienveillance boulversante. Je suis allée sur le site de ton projet « Vies de Quetzal » et je trouve ce projet fantastique. Je voulais me lancer dans un projet similaire, mais je ne savais ni comment m’y prendre, ni par où commencer. C’est vraiment incroyable ce que tu fais Clément.
    Je pars dans 2 mois, et je prends la route à travers l’Amérique du nord pendant 5 mois (Canada, USA). Je ne sais pas comment je reviendrai à mon retour. Dans tout les cas, j’aimerai énormement m’investir dans ton projet. J’aimerai en savoir plus sur comment s’investir concrétement.

    Bien à toi,

    Sarah

Trackbacks/Pingbacks

  1. Canaries, à coeur perdu | Blog - 29 décembre 2013

    […] prendre des coups de soleil face aux victimes de la crise (société que je critique souvent : “on tire les rideaux et on s’installe au wagon bar”). Elle a fait des ravages ici, par exemple, récemment un enfant est tombé dans les pommes en […]

  2. De l'humilité en voyage... - Curieuse Voyageuse, blog de voyages - 12 mai 2014

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