Les Quetzals

En attendant d’entamer ce nouveau projet (en octobre 2013), vous trouverez ici un exemple de rencontres que j’aurais souhaité partager durant mes voyages précédents. Des personnes qui reflètent selon moi des « Vies de Quetzal » :

William (Papouasie Nouvelle Guinée)

Bouleversant de par son charisme, ce jeune homme de 16 ans avait été fraichement nommé chef par les siens. Désormais à la tête d’un clan d’une trentaine de personnes il m’accepta dans son village et m’invita à le suivre pour la préparation du sinsing de Goroka. Nous avons ainsi marché ensemble de villages en villages pour “appeler” les guerriers à le rejoindre (partis à 10, nous étions environ 150 personnes sur la fin).

J’ai eu également la chance d’apprendre durant les semaines suivantes en vivant aux côtés de sa famille les rudiments de la vie en forêt et de la richesse qui les habitait (sens du partage, de l’amour). J’ai cerné ici plus que jamais la nuance subtile entre qualité et niveau de vie.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette rencontre : « l’effet papou« .

Maria-Guadalupe (Guatemala)

Elle fut ma petite sœur et ma confidente durant mon passage auprès de la communauté Tztujil (maya). Malgré son jeune âge elle était consciente de la richesse des savoirs anciens de son peuple. Aux côtés de son père (directeur de l’école de la communauté), elle avait mis en place un échange intergénérationnel. Un jour par semaine, les enfants préparent un repas qu’ils amènent pour midi à un ancien du village. En partageant le repas et l’après-midi avec cette personne, les élèves apprennent des contes, des histoires, mais aussi du vécu de ces anciens et revalorisent ainsi la transmission orale. Le lendemain matin, les enfants effectuent des travaux en cours en fonction du message légué.

Si vous souhaitez lire un article en lien avec cette rencontre : Mi Amor

Felipe (Bolivie)

La Paz est une ville en perpétuel mouvement. Ce jour-là, une manifestation revendiquait en musique le droit des mineurs face à la privatisation de certaines organisations. Felipe se trouvait parmi les manifestants pour soutenir son fils (mineur) qui faisait face à un avenir incertain. Lorsqu’il m’a vu réaliser quelques clichés, Felipe s’est mis à danser tout seul en me confiant : “la vie se danse”.

LidieLidie (Burkina Faso)

Un regard de femme se dégageant d’une enfant de 8 ans. Rencontrée dans son village durant la projection en plein air d’un film burkinabé (pendant le festival “rendez-vous chez nous 2013”), Lidie m’a surpris par son tempérament, et sa curiosité (bien souvent nécessaire en voyage comme dans la vie). Sans crainte aucune elle venait me poser des questions en me prenant par la main, simplement intéressée par la découverte et la rencontre. Comme l’impression de déjà se connaitre et que nous étions amis et confidents depuis des années. Une rencontre troublante.

Si vous souhaitez lire un article en lien avec cette rencontre : Féérie

LewisLewis (USA)

Passionné de musique, Lewis rêvait d’être saxophoniste depuis son enfance (bercé par les vibes de Macéo Parker). Le temps faisant son affaire, on oublie bien trop souvent nos rêves pris par “des obligations”. Lewis était jeune père de deux enfants qu’il lui fallait nourrir et élever seul dans le quartier d’Harlem (New York).
Durant des années il a enchaîné ainsi les petits boulots (en général deux emplois dans la même journée). Les fins de mois restaient difficiles et ses garçons s’élevaient plus ou moins seuls (absence du père toujours au travail). Un matin lassé par ce mode de vie et le désir d’accorder plus de temps à ses fils, il a décidé de ne pas aller au travail, ressortit alors son saxophone et tenta de jouer dans Central Park. Séduit par son groove, les passants glissaient quelques cents dans sa casquette qui se transformèrent en 1$, puis 2$ etc…
Le soir même il rentra assez tôt pour aller chercher ses fils à l’école avec plus de 200$ en poche (le fruit de sa passion, et non d’un labeur) : “tu sais j’ai compris avec les années que l’Homme ne mangeait pas que de la nourriture”.

JacquelineJacqueline (Panama)

Rencontrée par hasard dans l’archipel de Bocas Del Toro, nous partagions des atomes crochus au sujet des savoirs indigènes (elle a notamment travaillé plusieurs années aux côtés des communautés Huichol au Mexique). C’est elle qui m’a fait découvrir le monde de la voile en me conviant sur un bateau qu’elle entretenait. J’ai ainsi partagé durant quelques semaines son quotidien avec simplicité. De longues conversations, des rencontres avec les indiens Ngogbe, ballade en kayuko. Particulièrement heureuse de ses choix, notamment d’avoir eu la force de délaisser Mexico DF et sa démesure pour vivre auprès de ces communautés avec simplicité. Elle respire la joie de vivre et remercie au quotidien “pachamama”.

Durant quatre ans (d’avril 2009 à mars 2013) J’ai eu la chance de rencontrer une multitude de personnes qui ont partagé ainsi avec moi leurs craintes et leurs espoirs. J’aurais également pu vous parler de bien d’autres Quetzals comme Alejandro et sa grève de la faim en Colombie, de ces femmes qui luttent avec grâce en Equateur, de ces jeunes chanteurs algériens etc…

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