Tag Archives: reflexion

Nanga def (Sénégal)

23 Nov

Catégorie : #Sur la route

Un bonjour à tous depuis le Sénégal! Arrivé il y a une semaine j’ai retrouvé mon âme jumelle, Julien Masson, le lendemain de mon arrivé. Pas vraiment de plan si ce n’est assister cet ami photographe et réalisateur pour travailler sur « Mémoire en marche« . Un projet portant sur les tirailleurs sénégalais durant la seconde guerre mondiale. En à peine quelques jours, l’impression de retourner à l’école aux côtés de ces témoignages bien trop souvent Lire la suite

Aparté musical

11 Nov

Une nouvelle chronique nommée Aparté musical publiée sur la plateforme culturelle « de partage autour du voyage » de La croisée des routes (présidée par l’écrivain et anthropologue Franck Michel).

Rythme et mélodie sonnent parfois comme la destination et la raison du voyageur au fil de ses rencontres.
Quand la musique devient un guide voir une injonction au voyage…

Si vous désirez lire ce texte, merci de cliquer ici.

Ci-dessous quelques extraits :

[…] Je change d’école, d’amis et à 12 ans c’est bien plus enrichissant que de lire du Tintin. La magie du voyage prend effet, mes certitudes des Alpes côtoient mes habitudes des villes. […]

[…] Enfant des montagnes, pris en otages par le nombre élevé de paliers, je comprends alors qu’on reproche bien trop souvent aux gens de ne pas s’intégrer quand on les enferme et les encercle par le bitume. […]

[…] Mais ce que ces politiques considèrent parfois comme “l’intégration” représente en fait la désintégration des valeurs d’origine, en faveur d’une certaine uniformisation des cultures. Or il est impossible de s’intégrer dans le rejet. […]

[…] Ensemble, nous avons fait route dans la benne d’un 4×4, compagnons de chaleur et de poussière, sautant sur les pavés comme des bonbons dans les mains d’un enfant. Nous avons savouré sereinement ensemble le paysage comme une genèse. Une renaissance personnelle sans doute. […]

[…] Nous nous sommes quittés aux premières rumeurs du ressac. Embrassades sincères entre deux frères d’un jour. Sur un coin de trottoir je repense donc à lui, à eux, aux autres et à ceux desquels je n’ai pas encore appris. […]

[…] Je prends conscience alors que durant ces dernières années j’ai été loin de tout ça car bien souvent trop près d’une quête devenue personnelle. L’ego encore une fois. Scotché à la lisière de la technologie, on capitule quelques fois et on délaisse la route et sa philosophie.
A force de parler de voyage, on le pratique trop peu… […]

Pour lire la suite de ce texte, rendez-vous sur la Croisée des routes.

L’amour du voyage, un voyage appelé amour

28 Oct

Catégorie : #Sur la route

L'amour du voyage

Bonjour à tous!

Comme vous l’avez constaté, ces derniers temps j’essaie de rattraper un peu le retard accumulé durant ces dernier mois.
Depuis mai 2014 j’ai la chance d’écrire des chroniques sur la philosophie du voyage (aux côtés de mon frère de route Julien Masson). Celles-ci sont publiées sur la plateforme culturelle « de partage autour du voyage » de La croisée des routes (présidée par l’écrivain et anthropologue Franck Michel).

En août dernier j’écrivais un texte sur l’amour du voyage, et/ou le voyage que peut représenter l’amour.
L’envie de penser ma relation au voyage et faire le parallèle avec l’amour (qui est un voyage à lui tout seul). L’importance d’apprendre à se connaitre pour mieux s’offrir.
Bien des langues expriment leur amour par la possession : “Te quiero” en espagnol “je te veux” ; en roumain “te iubesc” qui signifie “j’ai mal de toi”, ou encore “wenmout alik” en arabe “je pourrai mourir pour tes yeux”.

Si vous désirez lire ce texte, merci de cliquer ici.

Ci-dessous quelques extraits :

[…] « Après trop d’années à avoir eu les ailes recroquevillées sur nous-mêmes dans une relation sans nom, les premiers pas sur le trimard se font fébriles et timides. Un peu comme un premier baiser, les lèvres tremblent. » […]

[…] « On se nourrit alors de ces journées de marche à errer sans but, à apprendre de sa solitude, sans cadre, sans feu ni lieu, sans foi ni loi. La houle nous emporte loin de nos amours vagues et notre cœur pulse au rythme de nos pas. Nous parvenons alors à murmurer à cette nouvelle muse nos émotions. Timide, on s’invite sur son corps pour mieux écrire nos journées. » […]

[…] « La route permet d’apprendre à réhabiter ce vide quand notre société nous force à le combler par l’illusion et un trop-plein d’ego. Et c’est ainsi que l’on parviendra à être capable d’aimer les choses / les gens / la vie pour ce qu’ils sont, en cessant de les utiliser comme un masque, pour ce qu’ils donnent à voir. Car l’amour, le vrai, c’est s’abandonner à l’autre, se dévoiler totalement en relâchant ses craintes.
Celui qui n’a jamais pris le temps d’être seul en son être ne pourra donc connaître la vraie compagnie. » […]

[…] « Cette errance commune avec le ciel nous laisse légers, elle permet d’apprendre à naviguer en nous de manière immobile. Être libre intérieurement, pour ne plus dépendre du voyage « physique » pour respirer. » […]

[…] « Les coeurs s’ouvrent aux songes pour mieux se voir la nuit. On découvre alors ce sentiment qui vous bouscule lorsque l’une d’elles jette ses yeux dans les vôtres ; qu’elle persiste à vous regarder malgré vos blessures, qu’elle vous fouille l’âme pour partager ses sentiments. Désormais sincère, le coeur devient alors si puissant lorsqu’il se relie au creux d’une main. » […]

Pour lire la suite de ce texte, rendez-vous sur la Croisée des routes.

4 ans de voyage (suite et fin) Etat des lieux – partie 3/3

19 Mai

Panama

(Mai 2013)
Dur de résumer quatre ans de réflexion en quelques pages. J’aurais certainement pu faire plus court, mais une fois lancé j’ai eu la flemme de m’arrêter. J’ai été un peu de chacune des personnes évoquées dans les billets précédents. Du voyageur-prédateur au touriste-voyeur qui se camoufle derrière sa caméra. De celui qui voyage sans voyager. Qui reste connecté par peur de ne parvenir à affronter sa solitude, et qui se rassure en mode web 2.0. Qui ne voyage pas mais se déplace, non plus pour apprendre mais pour réaffirmer ces liens sociaux à travers diverses plateformes…  Jusqu’à celui d’hier, qui après avoir enfin osé faire tomber le masque a cherché à fuir le monde en claquant la porte derrière lui. J’ai été un peu de chacun d’eux et bien d’autres…

« Il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. » – Lamartine

« Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent la raison de mes voyages que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche » – Montaigne

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4 ans de voyage (la suite…) Etat des lieux – Partie 2/3

13 Mai

Las VegasLas Vegas – USA 2010

(La suite…) Malheureusement notre société fondée sur l’image, l’apparence, le choc et l’exclusif tend à faire perdurer ce sentiment de voyeurisme-prédateur.  Il nous faut du SENSATIONNEL! Depuis quelques années on observe que ce triste business frappe aussi le voyage. De plus en plus de personnes “partent à l’aventure” et à force de téter les mamelles du système on en devient dépendant, y compris sur la route. Lire la suite

4 ans de voyage. Etat des lieux – Partie 1/3

6 Mai

Sagesse africaine
Sagesse africaine – Burkina Faso 2013

Après ces 4 ans  de voyage, me voilà de retour en France pour plusieurs mois suite à ce retour d’Afrique un peu “forcé” (Neuropalu). Le temps de se poser et de faire l’état des lieux, réfléchir sur les choses apprises, les choses perdues et acquises, mes craintes et mes désirs. Lire la suite

Coeur en marche

22 Jan

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(Janvier 2013)
Quatre mois que je suis “stable” et travaille bénévolement au sein d’une école de voile en Corse afin d’en apprendre plus sur la mer.
Ici j’apprends à mieux naviguer en échange de l’entretien et de la réparation des bateaux. Je pense reprendre mon sac d’ici quelques jours. Cette formation m’a permise d’acquérir des bases saines en navigation. Pas pour autant que je vais foncer retaper un voilier en Amérique centrale, mais cela m’ouvre une nouvelle porte.
Si un jour je tombe sur une occasion (comme il m’est déjà arrivé d’en croiser dans le passé)… Pourquoi pas!

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Mi amor

3 Juin

(Juin 2012)
Mi Amor” De la Colombie jusqu’au Mexique on entend raisonner ces quelques mots au quotidien, pour tout, l’achat de nourriture, une direction, la météo : pour tout ! Ça n’a rien d’une tentative de drague c’est juste comme ça, l’amour est roi.

Durant mon voyage la majorité du temps ce sont des femmes qui ont eu l’audace de venir parler à l’étranger. Pas de peur, pas d’appréhension, pas de gêne. Quelquefois elles se camouflent derrière leurs lunettes pour cacher les hématomes d’un amour instable. D’autres fois c’est l’histoire d’une “saloperie de vie”, d’un cœur balafré : un sale chagrin d’amour et hop ! On devient une jeune femme au cœur sec. D’autres fois le stéréotype de “pouf botoxée” genre le monde est à moi et les mecs aussi. Également des petites vieilles dont les années ont poli la sagesse, des grassouillettes heureuses sans complexe débordantes de joie (on comprend mieux Botéro).

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Kallawayas

3 Fév

(Village de Charaya)

(Février 2012)
Après une petite dizaine d’heures de bus, me voici sur les plateaux Kallawayas. A quelques centaines de kilomètres à vol de condor de La Paz. Le paysage est splendide, des montagnes à perte de vue, des routes escarpées qui paraissent être les cicatrices d’une nature hostile. La lumière est retenue par les nuages, elle épuise les couleurs en des tons subtils, pastels, un peu éteints. Ici, il n’y a pas vraiment de saison, pas de printemps, pas de renaissance, seulement deux rythmes : le sec et l’humide qui s’alternent plusieurs fois dans la journée. Semblables à la lumière évidée, les habitants eux mêmes paraissent dépourvus de toute agressivité. Leur gentillesse et leur sens de l’hospitalité n’ont rien de feint. On croirait qu’ils ont épuisé toute leur violence.

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Vacances et voyage

18 Jan

(Janvier 2012)

Potosi est une ville minière… Un drôle de mélange où les touristes viennent faire un voyage dans ce que l’on pensait être du passé… Avec Elise et Yo (et l’espagnole Isur) on était pas trop sur de ce que l’on voulait faire. Se prendre une claque en visitant des mines? Est-ce que cela peut être utile aux mineurs d’avoir un échange avec les touristes que nous sommes? Après plusieurs heures à cogiter Isur nous dit qu’elle a trouvé une visite qui semble honnête. On opte pour celle-ci un peu à reculons et sans trop savoir à quoi s’attendre… Lire la suite