Tag Archives: voyage

La revue Vies de Quetzal est disponible

28 Oct

Ces derniers mois furent tournés uniquement à la conception de cette revue qui permettra, tout en proposant un contenu dédié à certaines minorités, de financer les projets bénévoles du collectif. Lire la suite

Liberté fortifiée

19 Avr

IMG_3304« Mes yeux ont vu ce qu’aucun Homme ne devrait voir » – Cheikh Diop, capitaine de patera © Sénégal 2014

Après avoir eu la chance de voyager comme je l’entendais durant un peu plus de 5 ans, je m’intéresse depuis plusieurs mois à ceux n’ayant pas cette liberté…
Plus précisément à la situation de l’immigration entre Afrique et Europe par le biais d’une réalisation (sur laquelle je travaille actuellement) nommée Escales clandestines (vous en saurez bientôt plus).

Un texte un peu particulier donc, bien qu’il s’agisse d’un sacré morceau de voyage, il est le reflet d’une injustice propre à notre société. Sorte de coup gueule désirant inviter à s’informer de manière plus profonde sur l’immigration. Car depuis quelques jours, suite aux derniers évènements en Italie*1, on se retrouve à nouveau avec un flot d’images chocs liées à une « invasion » de migrants venant « en masse » sur les côtés européennes. Lire la suite

#Face à toi – Introduction

13 Avr

Catégorie : Face à toi / News

Arrivée d’une nouvelle catégorie sur le blog en parallèle du site : Face à toi.

J’aime à croire que si notre enfance représente nos racines,  les rencontres faites durant notre vie sont les gouttes qui nous font grandir. Ces quelques lignes sont dédiées à ces personnes croisées aux rumeurs du ressac qui ont fait naitre en moi une sorte de « mosaïque de sentiments« . Lire la suite

L’union fait… les Quetzals!

7 Fév

Catégorie : NewsVies de Quetzal

Analyse à mi-parcours d’une collecte entamée il y a une vingtaine de jours.

Pour ceux n’étant peut-être pas au courant, il y a quelques semaines j’ai initié un projet (fruit de ces 5 années de voyage et de réflexions) appelé Vies de Quetzal : il consiste à créer un collectif de photojournalistes sortant un peu de l’ordinaire…

Le concept est simple :
Travailler bénévolement aux côtés des “voix minoritaires” (peuples indigènes, sdf, clandestins, etc) afin de réaliser des reportages, souvent par le biais d’ateliers photo pour leur donner la parole grâce au langage universel que représente l’image.
Ensuite en plus des réseaux de distribution “classiques” (revues, site web, etc) on diffuse les reportages par le biais de l’art de rue (Street Art) en utilisant les dernières technologies (notamment les smartphones) afin de proposer du “journalisme à hauteur de coeur” qui relie la rue à des reportages en ligne.

Il y a quelques jours j’ai mis en place ce financement participatif afin de concrétiser cette idée.
Déjà plus de 1800€ récoltés grâce à 54 contributeurs sur les 3500€ nécessaires!
Du fond du coeur MERCI à tous!
Il reste encore un peu de chemin à faire et plus que 23 jours (mi-parcours) pour nous accompagner dans la création de ce projet. Je me permets donc par ce billet d’inviter ceux qui se reconnaissent dans cette démarche et souhaiteraient participer de ne pas attendre les derniers jours svp.

Pour mieux communiquer sur ce projet novateur, nous avons notamment réalisé une vidéo afin de communiquer sur nos actions.

Et plusieurs médias nous ont accompagné dans cette démarche :
Le magazine Grands Reportages propose “3 bonnes raisons pour nous soutenir” ;
Le site d’actualités Place Gre Net présente le collectif au grenoblois ;
mais aussi des interviews sur BonPlan Photo, Carnet Solidaire, Caraporters, etc…

Une nouvelle fois, l’idée est simple, collecter de petites sommes allant de 5 €,10 €, 25 €, 50 € et plus en échange de contreparties variant en fonction du montant des dons. Ces petites sommes permettront une fois rassemblées de créer un réel budget (l’objectif étant à 3500 €) qui nous offrira la possibilité de réaliser nos travaux de manière autonome (et bénévole) durant les prochaines années.

Pour nous soutenir dans cette démarche, il vous suffit de cliquer-ici.

Des questions? Des remarques?
N’hésitez pas à me contacter.

D’avance merci à tous pour votre soutien!

Clément

Une histoire de plumes

21 Jan

Catégorie(s) : #Sur la Route / News

Après ces années « sur la Route », je me suis longuement questionné sur l’outil à utiliser afin de donner la parole à ces rencontres le plus sincèrement possible.

Comment parvenir à proposer quelque chose aussi puissant que cette folie sérieuse appelée Voyage. Celle qui me faisait prendre un sac à 14 ans pour me barrer seul en Algérie et découvrir un pays et mes origines. Celle qui larmes aux yeux m’amenait à démissionner il y a plus de 5 ans pour apprendre à vagabonder au plus près de mon cœur. Lire la suite

Nanga def (Sénégal)

23 Nov

Catégorie : #Sur la route

Un bonjour à tous depuis le Sénégal! Arrivé il y a une semaine j’ai retrouvé mon âme jumelle, Julien Masson, le lendemain de mon arrivé. Pas vraiment de plan si ce n’est assister cet ami photographe et réalisateur pour travailler sur « Mémoire en marche« . Un projet portant sur les tirailleurs sénégalais durant la seconde guerre mondiale. En à peine quelques jours, l’impression de retourner à l’école aux côtés de ces témoignages bien trop souvent Lire la suite

Aparté musical

11 Nov

Une nouvelle chronique nommée Aparté musical publiée sur la plateforme culturelle « de partage autour du voyage » de La croisée des routes (présidée par l’écrivain et anthropologue Franck Michel).

Rythme et mélodie sonnent parfois comme la destination et la raison du voyageur au fil de ses rencontres.
Quand la musique devient un guide voir une injonction au voyage…

Si vous désirez lire ce texte, merci de cliquer ici.

Ci-dessous quelques extraits :

[…] Je change d’école, d’amis et à 12 ans c’est bien plus enrichissant que de lire du Tintin. La magie du voyage prend effet, mes certitudes des Alpes côtoient mes habitudes des villes. […]

[…] Enfant des montagnes, pris en otages par le nombre élevé de paliers, je comprends alors qu’on reproche bien trop souvent aux gens de ne pas s’intégrer quand on les enferme et les encercle par le bitume. […]

[…] Mais ce que ces politiques considèrent parfois comme “l’intégration” représente en fait la désintégration des valeurs d’origine, en faveur d’une certaine uniformisation des cultures. Or il est impossible de s’intégrer dans le rejet. […]

[…] Ensemble, nous avons fait route dans la benne d’un 4×4, compagnons de chaleur et de poussière, sautant sur les pavés comme des bonbons dans les mains d’un enfant. Nous avons savouré sereinement ensemble le paysage comme une genèse. Une renaissance personnelle sans doute. […]

[…] Nous nous sommes quittés aux premières rumeurs du ressac. Embrassades sincères entre deux frères d’un jour. Sur un coin de trottoir je repense donc à lui, à eux, aux autres et à ceux desquels je n’ai pas encore appris. […]

[…] Je prends conscience alors que durant ces dernières années j’ai été loin de tout ça car bien souvent trop près d’une quête devenue personnelle. L’ego encore une fois. Scotché à la lisière de la technologie, on capitule quelques fois et on délaisse la route et sa philosophie.
A force de parler de voyage, on le pratique trop peu… […]

Pour lire la suite de ce texte, rendez-vous sur la Croisée des routes.

L’amour du voyage, un voyage appelé amour

28 Oct

Catégorie : #Sur la route

L'amour du voyage

Bonjour à tous!

Comme vous l’avez constaté, ces derniers temps j’essaie de rattraper un peu le retard accumulé durant ces dernier mois.
Depuis mai 2014 j’ai la chance d’écrire des chroniques sur la philosophie du voyage (aux côtés de mon frère de route Julien Masson). Celles-ci sont publiées sur la plateforme culturelle « de partage autour du voyage » de La croisée des routes (présidée par l’écrivain et anthropologue Franck Michel).

En août dernier j’écrivais un texte sur l’amour du voyage, et/ou le voyage que peut représenter l’amour.
L’envie de penser ma relation au voyage et faire le parallèle avec l’amour (qui est un voyage à lui tout seul). L’importance d’apprendre à se connaitre pour mieux s’offrir.
Bien des langues expriment leur amour par la possession : “Te quiero” en espagnol “je te veux” ; en roumain “te iubesc” qui signifie “j’ai mal de toi”, ou encore “wenmout alik” en arabe “je pourrai mourir pour tes yeux”.

Si vous désirez lire ce texte, merci de cliquer ici.

Ci-dessous quelques extraits :

[…] « Après trop d’années à avoir eu les ailes recroquevillées sur nous-mêmes dans une relation sans nom, les premiers pas sur le trimard se font fébriles et timides. Un peu comme un premier baiser, les lèvres tremblent. » […]

[…] « On se nourrit alors de ces journées de marche à errer sans but, à apprendre de sa solitude, sans cadre, sans feu ni lieu, sans foi ni loi. La houle nous emporte loin de nos amours vagues et notre cœur pulse au rythme de nos pas. Nous parvenons alors à murmurer à cette nouvelle muse nos émotions. Timide, on s’invite sur son corps pour mieux écrire nos journées. » […]

[…] « La route permet d’apprendre à réhabiter ce vide quand notre société nous force à le combler par l’illusion et un trop-plein d’ego. Et c’est ainsi que l’on parviendra à être capable d’aimer les choses / les gens / la vie pour ce qu’ils sont, en cessant de les utiliser comme un masque, pour ce qu’ils donnent à voir. Car l’amour, le vrai, c’est s’abandonner à l’autre, se dévoiler totalement en relâchant ses craintes.
Celui qui n’a jamais pris le temps d’être seul en son être ne pourra donc connaître la vraie compagnie. » […]

[…] « Cette errance commune avec le ciel nous laisse légers, elle permet d’apprendre à naviguer en nous de manière immobile. Être libre intérieurement, pour ne plus dépendre du voyage « physique » pour respirer. » […]

[…] « Les coeurs s’ouvrent aux songes pour mieux se voir la nuit. On découvre alors ce sentiment qui vous bouscule lorsque l’une d’elles jette ses yeux dans les vôtres ; qu’elle persiste à vous regarder malgré vos blessures, qu’elle vous fouille l’âme pour partager ses sentiments. Désormais sincère, le coeur devient alors si puissant lorsqu’il se relie au creux d’une main. » […]

Pour lire la suite de ce texte, rendez-vous sur la Croisée des routes.

Mosaïque de sentiments (Cap-Vert)

27 Oct

Catégorie : #Vies deQuetzal

Lors d’un voyage au Cap-Vert (juin/juillet 2014), j’ai rapidement été touché par l’identité propre à chaque île. Parfois à peine séparées de quelques miles marins, chacune d’elles est le reflet d’un passé et de ses rencontres (parfois subies).

Certaines vous conteront les colonies portugaises, l’influence de l’Angola, de la Guinée, du Sénégal ; les ravitaillements pirates dans les salières, pendant que d’autres commerçaient auprès des baleiniers et voguaient vers ce que l’on appelle encore la Nouvelle Angleterre (côte Est des Etats-Unis). Lire la suite

Vies de Quetzal, naissance d’un projet

29 Sep

Catégorie : #Vies de Quetzal

#Vies de Quetzal c’est le nom d’un projet que je pense, écris et rature depuis mars 2009.
Comme évoqué dans le billet précédent, si “notre enfance représente nos racines, les rencontres sont les gouttes qui nous font grandir. A leurs côtés les certitudes s’écroulent et leurs témoignages se font tuteurs”.

Petit à petit, grâce à ces personnes rencontrées durant ces dernières années, j’ai tenté de mettre en place quelque chose qui permettrait de “donner la parole” à ces gens en utilisant un outil simple, mobile et léger, tout en traitant des problématiques distinctes de façon concrète sur place.

J’ai testé et échangé des idées durant plusieurs années (de 2009 à 2013). D’abord la construction d’une librairie communautaire en Papouasie, puis la création de l’association G4P avec mon frère de route Julien Masson. En chemin des ateliers photos et trocs culturels en Colombie, des ateliers intergénérationnels au Guatemala, la chance d’apprendre aux côté d’un cinéma itinérant au Burkina Faso et découvrir la puissance du Street Art dans les rues de Ouagadougou aux côtés de l’artiste Tuco.

Chacun de ces visages croisés est l’encre de ma plume.
En octobre 2013 j’ai décidé d’entamer ce projet de manière plus concrète (toujours cette histoire de cheveu entre actes et convictions) sans réelle destination en tête, en me laissant porter par les vents, au fil des rencontres. Lire la suite